Charte des droits des personnes
en fin de vie
1. Droit à des soins proportionnés
Toute personne mérite d’être soignée
jusqu’à la
fin de sa vie dans de justes proportions, en bénéficiant
des techniques disponibles les plus efficaces
mais sans subir des traitements agressifs s’ils sont
inutiles. Autant que possible, elle doit être associée
au choix des soins qu’elle reçoit.
Toute personne malade en phase terminale
que la médecine est impuissante à guérir
peut demander
que soient interrompus les traitements
devenus inutiles ; l’arrêt des traitements inutiles
n’est
pas à confondre avec l’euthanasie.
Toute personne doit pouvoir bénéficier jusqu’à la
fin de sa vie des soins antidouleur adaptés, et d’un
soutien personnalisé répondant à ses
besoins
physiques (nutrition, hydratation, soins infirmiers,
kinésithérapie…), psychologiques (présence
attentive,
respect de la pudeur, écoute, soutien moral…)
et
spirituels. 2. Droit à l’accompagnement de la vie
Toute personne, quel que soit son état de santé physique
ou mental, doit être regardée
avec respect
jusqu’au terme de sa vie ; membre d’une communauté humaine
solidaire, elle ne doit pas être considérée
comme inutile ou comme privée de dignité ;
elle a droit aux soins palliatifs ; sa mort ne doit
jamais être délibérément provoquée.
Toute
personne a le droit d’être accompagnée
par
les soignants et par ses proches dans la confiance ;
elle a besoin de relations de vérité concernant
sa
situation ; si elle le souhaite et que son état le
permet,
elle doit pouvoir finir ses jours à son domicile. Toute personne confrontée à une situation
de
santé difficile (diagnostic grave, lourde dépendance,
angoisse face à la mort) ou à des tentations
suicidaires
doit être soutenue, réconfortée et entourée
par les soignants, ses proches ou des bénévoles,
pour
vivre le plus paisiblement possible la fin de sa vie. Ni acharnement thérapeutique ... Ni euthanasie
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